Les ligueurs Méheut mathurin

Tournoyante danse bretonne

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La Gavotte, circa 1907-1908

Exceptionnel vase-sculpture en bronze à patine brune nuancée, sur une terrasse circulaire, signé sur la terrasse : R. Carabin
Haut. 51, diam. 53 cm.


Au Salon de la Société Nationale des Beaux-Arts de 1906, le public parisien découvre les plâtres de deux vases monumentaux de François-Rupert Carabin : La Gavotte et La Laridée. En 1908, après deux ans de mise au point, Carabin présente La Gavotte sous sa forme définitive : un imposant vase en bronze, fondu d'un seul jet
Carabin arrive à Paris après la guerre de 1870. En compagnie de Toulouse-Lautrec, il fréquente Montmartre et les cabarets de la Butte. Ebéniste et sculpteur reconnu pour ses meubles uniques aux décors sculptés, il appartient à cette génération d’artiste qui révolutionnera les Arts décoratifs de la fin du XIXème siècle. Il a su créer un style très personnel en ornant ses meubles de femmes et d’animaux et connaît un grand succès jusqu’au début du XXème siècle.
Carabin qui se rend régulièrement depuis 1884 à Dolëan près de Pont-Aven a été séduit par les fêtes locales. Ce goût pour la tradition et la culture française, l’artiste l’exprimera dans un ensemble de vases au décor tournant sur le régionalisme breton, les joueurs de biniou, les lutteurs, les gavottes et bien sûr les danses traditionnelles.
Autour du corps du vase qui simule un tronc d'arbre, et dont la partie haute est soulignée de feuillages, Carabin dispose une ronde de danseuses et de danseurs bretons. Comme dans ses inclassables meubles sculptures qui ont fait sa renommée, Carabin montre là encore son ingéniosité à confondre la construction et l'ornementation. Il va même ici un peu plus loin puisqu’il joue du contenant et du contenu. La plante insérée dans le cache-pot forme le feuillage de l'arbre et participe à l'ensemble décoratif.

Exposition
Salon de la Société nationale des Beaux-Arts, Paris, 1908.

Carabin François Rupert

Sculpture moderne