Carabin François Rupert

CARABIN François Rupert (1862-1932)

Carabin arrive à Paris après la guerre de 1870. En compagnie de Toulouse-Lautrec, il fréquente Montmartre et les cabarets de la Butte. Ebéniste et sculpteur reconnu pour ses meubles uniques aux décors sculptés, il appartient à cette génération d’artiste qui révolutionnera les Arts décoratifs de la fin du XIXème siècle. Il a su créer un style très personnel en ornant ses meubles de femmes et d’animaux et connaît un grand succès jusqu’au début du XXème siècle.

Son expérience de sculpteur sur bois l'ayant sensibilisé aux problèmes de la production en série de meubles copiant les styles anciens, Carabin annonce tôt son souhait de « faire le meuble unique, adapté à nos besoins, occuper la place définitive pour laquelle il serait conçu et comme ornementation que des sujets adaptés à sa destination ». Le mobilier unique de Carabin se caractérise par la représentation de nus féminins intégrés et par le goût de l'artiste pour les qualités naturelles du bois. Carabin ne se cantonne pas au mobilier et explore d’autres formes d’art, comme la ciselure, avec la broche de ceinture Chats, la sculpture de statuettes de bronze, avec la série des Loïe Fuller, et même la céramique.

Reconnu comme un réformateur de l'enseignement des arts décoratifs, Carabin a réfléchi à leur enseignement et à assurer leur renouvellement en France. Il critique ouvertement la division entre le « grand art » tel qu’il est alors enseigné à l’École nationale supérieure des beaux-arts, et les arts décoratifs utiles, relégués au rang de l’art industriel lors des expositions.

L'aura de réformateur de Carabin lui permet de bénéficier de plusieurs propositions d'enseignement. La première provient de l'École Boulle en 1891, mais il refuse les modèles employés par l'École et le projet échoue.

Ce n'est qu’avec le retour de l'Alsace à la France qu'il postule enfin à un poste de direction, à l’École supérieure des arts décoratifs de Strasbourg où il finira sa carrière.

Œuvres de cet artiste